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UN VOTE LOURD DE CONSÉQUENCES
Article mis en ligne le 31 octobre 2017

par Groupe NNC
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Comme il fallait s’y attendre, le maire avait verrouillé le débat sur le projet du futur groupe scolaire public en réunissant son groupe au préalable et s’assurer ainsi d’obtenir une majorité en faveur du projet voté en 2011. Il s’est permis un passage en force, sans toutefois prendre le risque d’un vote à bulletin secret (on le comprend au regard de résultats qu’il avait sans doute anticipés). Faute d’obtenir ce mode de scrutin (seuls deux conseillers de la majorité, dont une adjointe, ont osé le demander également), nous avons quitté la salle sans prendre part au vote afin de ne pas cautionner un résultat connu d’avance. Nous avions préalablement demandé par courrier l’annulation de cette délibération, en vain.

L’intitulé du point à l’ordre du jour et la note de synthèse rattachée ne présageaient rien de bon. En nous demandant de nous déterminer sur l’emplacement, soit du projet actuel (zone des Métairies), soit d’un éventuel projet dans le bourg, il savait qu’il serait ensuite difficile de revenir en arrière sur l’ensemble du dossier. C’est ce que nous avons tenté de démontrer : dissocier emplacement et projet conçu par l’architecte communal sur ce dernier n’a aucun sens. Toute conception architecturale est étroitement liée aux caractéristiques du terrain. Confirmer l’emplacement, c’est confirmer le projet.

Il nous semblait important de communiquer en pièce jointe l’intégralité de notre intervention exposant en détail nos arguments contre le terrain et le projet actuels mais aussi la procédure déloyale utilisée.

Décidément, la démocratie n’est toujours pas à l’ordre du jour du conseil municipal de Nivilac, alors qu’une nouvelle équipe décidée, paraît-il, à faire table rase du passé aurait pu faire espérer le contraire.

Concernant le (pseudo) débat lui-même, nous retiendrons :

• Une stupéfiante intervention de la directrice générale des services qui d’emblée a répondu à la place du maire. En nous interpellant avec véhémence, elle a outrepassé largement son rôle et ignoré ainsi le respect du strict principe de neutralité qui devrait être le sien. Nous avons dû lui demander de bien vouloir nous laisser débattre entre élus. Là encore, les vieilles habitudes ont la vie dure.

• L’annonce surprise (en tout cas pour nous) que le futur chantier se déroulerait en deux tranches. D’abord les maternelles et les espaces communs en 2019, puis deux ans après, les primaires (décision prise à 95% selon l’adjoint aux finances, sans l’aval du conseil bien entendu). Par cette annonce, on constate que nos finances sont encore plus mal en point que nous l’imaginions. En diluant la dépense dans le temps, on arrivera au final à un coût extravagant, sachant qu’aujourd’hui il l’est déjà, comparé à un nouveau projet avec bâtiment passif (cf. notre tableau estimatif comparatif). Ce qu’on appelle une gestion de bon père de famille !
Si l’adjoint aux finances faisait un travail efficace jusqu’à maintenant pour tenter de redresser la barre de nos finances bien mal en point (ce dont il n’est pas responsable), il a tout faux sur ce dossier.
De plus, on ne parle pas des inévitables inconvénients que devront supporter enseignants, enfants et parents dans une école coupée en deux.

• Des réponses évasives à nos questions, hormis le point primordial du budget prévisionnel pour lequel nous avons réussi à extorquer un chiffre au maire : 4,174 M€ H.T. pour la seule construction selon les dernières estimations de l’architecte. La première tranche s’élèverait à 2,319 M€. Ces chiffres ne semblent pas tenir compte des inévitables augmentations dues au décalage entre études au stade APD (01/2014) et la fin des travaux qu’on peut donc estimer maintenant à 2022/2023 ( ?). (Par comparaison, entre le vote de décembre 2011 et un montant réévalué à septembre 2014, près de 300 000 € ont été rajoutés au prévisionnel, revalorisation d’honoraires comprise).
Ainsi, la construction en deux tranches différées entraînerait une augmentation de 806 000 € des coûts de construction sur l’estimation en phase APD.* On comprend pourquoi le maire hésitait à communiquer, s’en tenant au montant de travaux de la phase APD dans la note de synthèse (3,2 M€). Reste à savoir ce que comprend ce nouveau montant, le maire, visiblement peu au courant des détails du dossier est resté confus dans le nombre de classes prévu. Il a insisté sur le fait que ce chiffre englobait un restaurant d’une valeur de 700 000 €, alors que celui-ci était prévu dans le programme initial… En défendant un projet dans le bourg, nous suggérions de mutualiser la restauration scolaire avec l’école privée qui utilise une partie des locaux du Forum à cet effet. Un agrandissement de cet espace, apparemment nécessaire dans une telle hypothèse, serait loin de coûter une telle somme.
Cette nouvelle réévaluation, pourtant très inquiétante, n’a suscité aucun commentaire des conseillers.
Des honoraires de maîtrise d’œuvre, il n’a pas été question (il n’avait pas les chiffres sous la main…). Ils avaient pourtant déjà été réévalués à 548 000 € H.T. (dont 485 000 pour l’architecte, valeur 09/2014). En comparaison, nous estimons les honoraires de M.O. entre 265 et 283 000 € pour un nouveau projet (après consultation d’un architecte spécialisé en bâtiments passifs) ! Mais il est vrai qu’à Nivillac, on n’a jamais regardé à la dépense, le contribuable est là pour compenser les folies dépensières des élus.
Autre comparaison remarquable : nos voisins de Missillac construisent un nouveau groupe scolaire composé d’un bâtiment neuf de 1100 m2 avec onze salles de classes, bureaux et locaux techniques, et rénovation d’un bâtiment existant de 1000 m2 qui le jouxte, pour un coût estimé de travaux de 2,3 M€ H.T. (Écho de la PIG du 20/10/2017). De quoi confirmer la réalité de nos estimations malgré les insinuations de certains élus de la majorité (sans grande conviction cependant). Il est vrai que nous avions sérieusement travaillé sur ce dossier, ce qui n’est apparemment pas le cas de tout le monde. Le maire avouait lors d’un précédent conseil qu’aucun d’eux ne le connaissait, alors que douze élus de sa liste l’avaient voté fin 2011 .

• Suite à nos allusions à l’omniprésence du même architecte dans la commune depuis plus de 20 ans, le maire a déclaré n’avoir pas de lien particulier avec lui. Pourtant, il a proposé lors d’un conseil de donner son nom à une rue de Nivillac ! Proposition quelque peu étonnante qui n’a pas été suivie. Il semble aussi très préoccupé à l’idée de refaire un nouveau concours si nous abandonnions le projet actuel (cf. déclarations dans l’EPIG).

• Certains conseillers ont clairement exprimé leur préférence pour l’emplacement actuel afin de ne pas « concurrencer » l’école privée, en réponse à nos interrogations sur ce point. Nous vous laissons juges de cette déclaration, proprement inimaginable à notre époque… sauf à Nivillac. Apparemment à La Roche Bernard, où public et privé cohabitent depuis bien longtemps, on ne se pose pas cette question.

• Lors du débat, la première contestation est venue d’une conseillère de la liste majoritaire, suivie par d’autres, y compris après notre départ de la salle. Elle avançait clairement les mêmes arguments que nous sur la forme, soulignant le manque de transparence et de concertation avec les élus. C’est pour la même raison que l’adjointe à la vie scolaire et associative a démissionné en mai dernier.
Une fois de plus, on nous a demandé de nous prononcer sur un dossier que la majorité des conseillers ne connaît pas, alors qu’aucun document de nature à éclairer le vote n’était jointe à la note de synthèse.

Au final, 15 conseillers de la majorité ont voté pour l’emplacement actuel (le projet Pellegrino), 4 ont voté contre et 3 se sont abstenus. Si nous avions obtenu le vote à bulletin secret, on peut imaginer que le résultat aurait pu être différent et « limite » pour le groupe majoritaire en ajoutant nos voix.
Pour la première fois depuis le début de mandature, on peut constater que certains de nos arguments ont été entendus et semble-t-il compris par une partie du groupe majoritaire.

Malgré ce passage en force du maire, beaucoup de questions restent posées. Il restera à faire valider par le conseil municipal un budget prospectif et réaliste et le plan de financement qui doit aller avec, obtenir l’aval des élus rochois sur le projet actuel et déterminer le montant de leur participation (principal argument en faveur du projet actuel avancé par la majorité). De quoi encore largement revenir sur le sujet.

Nous aurons également l’occasion de reparler d’une « troisième voie » qui pourrait, en toute logique, réunir tous les suffrages à condition d’avoir affaire à des élus responsables et surtout de bonne foi. Celle-ci, évoquée à la fin de notre intervention, entraînerait en effet une économie de plus d’un million d’euros (chiffre actualisé avec le montant communiqué par le maire) sur le projet Thomas. Excusez du peu.

* Notons que l’estimation du montant de travaux lors de la signature du marché de maîtrise d’œuvre en juillet 2013 était de 2,857 M€ H.T. !! La question est : où va-t-on s’arrêter ?
APD signifie avant-projet définitif. On constate dès maintenant que cet avant-projet n’a rien de définitif, son montant étant en train d’augmenter à la vitesse d’un TGV.

Les élus de NivillacNouveauCAP


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